Entretiens

Je viens de lire divers textes de vous et nous avons passés plusieurs jours ensemble à parler de tout et de beaucoup…

J’aimerais vous poser plusieurs questions sur votre parcours étonnant de femme, mais aussi de thérapeute.

 

Qu'est ce la réconciliation personnelle ?

 

Le moment, je pense, où l’on comprend qu’il n’y a plus besoin d’être en guerre avec soi, ou des parties de soi même. Il n’y a plus de mental surpuissant, ou d’Ego avide de chimères,  ni un quelconque « inconscient dissimulateur », (au sens commun du terme), qui soient nos ennemis. C’est quand tous collaborent que nous ressentons l’absence de conflit entre les parties de nous même. Alors nous retrouvons  notre UNITE. Cela présuppose que nous avons reconnu chaque partie et que nous les ayons pleinement acceptées, parce que nous leur avons demandées d’être en harmonie avec ce qui est juste pour nous. L’esprit n’est plus divisé, il est nous, au travers de notre conscience élargie. Avant de pouvoir réaliser cette unité, il est nécessaire parfois de réparer nos habitudes de penser, mais aussi notre passé émotionnel. C’est ce travail de réconciliation que j’ai effectué.

 

 

Pourquoi l’hypnose Ericksonienne ?

 

Au décès de mon père, j’ai été submergée par une vague de tristesse qui ressemblait à un véritable tsunami. J’étais noyée sous sa puissance. Je n’arrivais plus à contrôler cet état d’être, ni à le rationnaliser, si tenter qu’on puisse le faire d’ailleurs. J’étais dévastée et personne ne pouvait m’apporter un quelconque réconfort.

 

Il y avait à l’époque une femme qui pratiquait l’hypnose à Marrakech. Je suis donc allée la voir. Je me souviens que je fus prise d’une toux épouvantable, parce que je devais certainement avoir beaucoup à expectorer ! Elle me mit en présence de mon père, à qui je pus dire une partie ce que je n’avais pu exprimer avant son départ. Je me suis alors rendue compte que lorsque nous sommes confrontés à des situations difficiles, voire bouleversantes, l’hypnose est un outil doux etefficient qui permet rapidement de pouvoir retrouver une forme de sérénité à laquelle je ne m’attendais pas à l’époque et que je ne pouvais  retrouver seule.  Je me débattais depuis plusieurs mois avec cette tristesse, sans avoir pu trouver les clefs de mon apaisement.

 

Quand je décidais, au décès de la personne qui m’a accompagné tout au long de mon travail personnel d’acquérir des outils de thérapie, l’hypnose Ericksonienne s’est imposée très naturellement, cherchant à pouvoir aider les personnes qui n’ont pas les possibilités d’effectuer un travail long et parfois déroutant, comme j’ai pu le faire. Non pas que le travail que j’ai mené n’ait pas été important, mais beaucoup de gens n’ont ni la patience, ni la volonté, ni la possibilité de le faire. J’avais le sentiment que l’hypnose répondrait à mon désir d’amener rapidement certaines personnes à plus d’autonomie.

 

 

Et la visualisation créatrice ?

 

Et bien elle m’est apparue bientôt comme un pivot et une aide puissante. La plupart des protocoles d’hypnose font appel à la visualisation. Elle est d’ailleurs très accessible dès que nous sommes en état de conscience modifiée. Dans le protocole magnifique de la réparation émotionnelle de notre passé, ou encore appelé « Restructuration de la ligne de vie », La visualisation que le patient peut avoir de ses chemins de vie symboliques ou des moments clefs de cette dernière est souvent très précise, même lorsque nous abordons les périodes de son enfance. Il en est de même parfois pour les images qu’il peut avoir de son futur.

J’ai retrouvé cette visualisation, qui n’est pas toujours présente sous formes d’images, mais la pensée de, suffit souvent parfois ; dans de nombreux ouvrages abordant le développement personnel ou spirituel.

 

Cette ancienne pratique populaire de « faire un souhait » m’intriguait depuis toujours. Elle était pour moi, une forme simplifiée de prière, mais je ne comprenais pas comment cette dernière pouvait fonctionner, ou si même elle fonctionnait. Pourtant, il m’est arrivé de souhaiter certaines choses qui se sont effectivement passées. Loin du miracle, il devait bien exister un rapport entre le fait de « souhaiter » profondément une chose, et un processus pour qu’elle se réalise ?

 

Gregg Braden en donne une explication très intéressante dans sa conférence de Milan sur la divine Matrice, (le champ d’information quantique).* Pour lui, nos croyances et nos sentiments changent notre monde, dès lors que ceux-ci, ancrés dans notre cœur génèrent suffisamment de champ magnétique.

 

Dans le verset 106 de l’Evangile selon Thomas, Gregg Braden nous rappelle ce qui a été si bien exprimé :

 

« Lorsque la pensée et l’émotion ne font plus qu’un  vous commanderez à la montagne de se déplacer et  la montagne se déplacera. »

 

De nombreux chercheurs s’intéressent désormais de plus en plus à ce rapport avec le Field d’informations quantique, comme le fit Emile Pinel* lorsqu’il étudia les champs morphogénétiques, d’après les travaux sur le champ informel de Gurdwich en 1904.

 

Lorsque je compris que j’étais actrice et non victime de ce qui m’arrivait, je décidais d’expérimenter une nouvelle maxime :

 

« Ce n’est plus moi qui m’adapterai au monde, mais le monde qui s’adaptera à moi ».

 

Je l’avoue, au premier abord cela semble bien présomptueux de ma part ! (sourire). Mais, je formulais cette maxime de la façon qui me semblait être la plus radicale possible, afin de changer tout aussi radicalement mon point de vue de victime en celui d’un Etre qui serait bien le créateur de son devenir. Il me fallait donc une formulation forte et déterminée.

 

Plutôt que de subir les évènements, j’ai commencé à me poser des questions professionnelles importantes :

 

« Est-ce que je veux continuer à travailler toute l’année 12 à 14 heures par jour, tout en gardant mes revenus ? Quel type de mission me conviendrait le mieux ? Avec qui je désire travailler et pour qui ? Qu’est ce qui m’empêche d’imaginer d’autres scénarii ? Qu’est ce que j’aimerais faire pour moi-même ? Qu’est ce que je dois modifier pour que ce que je désire maintenant arrive ?

 

Après avoir répondu à ces différentes problématiques, je suis allée chercher les réponses qui me convenaient le mieux. Bien sûr, je ne savais pas encore comment mettre en place les stratégies pour y arriver. Mais j’avais une vision de plus en plus claire du mode de vie professionnel que je voulais mener. Et cette intension nouvelle a créé des réponses de la vie, différentes elles aussi, car bien plus en accord avec ce que je venais de déterminer. La visualisation créatrice est donc devenue une voie d’accès à la construction de mon futur.

 

Mais établir un scénario de ce dernier comporte des règles de base, tout comme l’écriture d’un synopsis de film ou d’un roman. Il faut pouvoir définir clairement les situations, les personnages en présence, le décor, etc. Et ne pas oublier que nous avons la possibilité de laisser notre imaginaire au pouvoir. J’entends par là, que la part du rêve de l’enfant que nous étions ne doit plus être bridée par nos petites peurs, nos croyances limitantes, nos incertitudes et notre manque de confiance. Plus nous renforçons notre détermination, plus nous sommes précis sur ce que nous désirons créer ou faire et plus claire sera la réponse venant des évènements extérieurs qui concourront à créer ce que nous avons imaginé.

 

La visualisation créatrice est aussi un excellent support thérapeutique, non seulement en hypnose. L’exercer sur soi même, tant dans des problématiques de désordres physiques ou au quotidien permet de mieux nous rendre compte de l’étendue de la puissance de notre esprit. C’est la motivation profonde de la création de ces stages.

 

 

Pourquoi ces différents niveaux de stage ?

 

Il me semblait évident qu’avant d’aborder la visualisation créatrice, je devais dans un premier temps expliquer les bases de l’état d’être serein dans lequel il faut pouvoir s’immerger quand on veut agir sur sa vie. On peut aussi créer des avatars de cauchemars si on n’y fait pas attention ! Rire !

J’exagère, bien sûr, mais pas tant que cela. Je m’explique :

Vouloir changer de travail, de mode de vie, est une chose. Mais faut-il encore que ce changement corresponde à ce qui nous convient le mieux. Il faut donc savoir se poser les bonnes questions :

« Est-ce que ce changement de travail est une fuite ? »

« Est-ce vraiment ce que je veux, et quel serait dans ce cas, le travail qui répondrait le mieux à mes attentes ? Quelles sont-elles ces attentes ? Sont-elles cohérentes avec ce que je recherche pour mon mieux être ? Pourrais-je me projeter encore plus en mettant en avant mes acquis présents, et futurs ? Qu’elles sont mes ressources, mes possibilités d’évoluer ? Est-ce que ce projet dans sa globalité est totalement en adéquation avec tous les secteurs de ma vie ?

 

Etre connectée avec son être profond, ou sa véritable nature, n’est pas une mince affaire…

 

Donc dans ce premier niveau de stage, j'invite la personne à savoir comment s’aligner avec son Soi profond. (Le Soi dont parle Karlfried Graf Dürckheim)*. C'est-à-dire notre partie divine, ou encore cette partie créatrice de nous même, que certains nomment aussi l’âme, notre guide intérieur, notre petite voix, etc.

 

Aujourd’hui, vous n’avez plus rien à voir avec la jeune femme fragile et tourmentée que vous décrivez dans les pages nues, quel a été le travail de fond que vous avez mené ?

 

Au moment où j’en avais le plus besoin, j’ai fait la rencontre d’un homme d’une grande intelligence, clairvoyant et pertinent. Il m’a amenée au travers de longues conversations, pendant lesquelles il utilisait toutes sortes d’histoires, drôles et émouvantes, mais aussi des réflexions philosophiques simples de la vie, à reconsidérer mes points de vue. Il m’a démontré combien mes peurs et mes doutes faisaient partie de mon malaise. Mais pas seulement…

 

Il y avait chez lui la puissance du sage de la rue, celui qui va droit au but et qui sait lire au fond du regard de chacun une part de l’inexprimable. (Ce que l’on ne veut pas dire de soi, entendre sur soi, ce que l’on ne veut pas reconnaître et surtout ce que l’on ne veut pas changer ! par peur, par habitude, par fausse conviction.) Nous avons travaillé ensemble pendant 5 ans, il faut dire qu’il y avait à faire ! Réparant le passé, ajustant et organisant le présent, puis ouvrant le futur.

 

C’est après analyse de sa technique et de nouvelles conversations avec lui portant cette fois sur ces façons bien à lui de faire, que j’ai compris ensuite comment il « enseignait ». Autodidacte, il procédait pourtant avec méthode et avait l’art de ne pas parler de ce qui me tracassait quand je venais le voir. Il détournait très rapidement le sujet de mon intérêt du moment, pour m’amener vers parfois des sentiers tout à faits incongrus. Pourtant, il plantait inlassablement les graines de mes futures réflexions.

 

Cette période, passée dans mon nid haut perché qu’était la petite maison de l’Ourika, fut certainement une des plus intéressantes et difficiles à la fois, de ma vie. Combien de fois ne me suis-je pas retrouver devant un abîme noir et terrifiant ? Combien de fois n’ai-je pas eu l’impression que j’ouvrais les portes de la boite de Pandore de mon passé, des conflits familiaux et des miens, avec le sentiment que j’allais tomber avant de pouvoir trouver un équilibre, une fois ces déséquilibres compris et acceptés.

 

 

Quels ont été les questionnements récurrents auxquels vous deviez faire face ?

 

Dans un premier temps, tous ceux relatifs à la compréhension des répercutions de mon passé. Comment ce passé avait modifié la petite fille que j’étais… Quelles étaient devenues mes convictions profondes et surtout ce qui m’avait amenée à nourrir ces sentiments de perte du respect de moi-même et cette incapacité à m’aimer, à mal aimer les autres. De mes peurs profondes, j’abordais alors celles qui dans mon présent, régissaient mes actions, freinaient mon devenir. Il y en avait tant : des peurs enfouies, des peurs culturelles, des peurs relatives au futur, ou liées à ce que je pensais être mes incapacités. Je me suis alors atteler à les reconnaître. Ce fut la première étape : établir un constat de toutes ces peurs en les nommant, puis en les observant surgir invariablement dans mes pensées. Quand je compris que la Peur est illusion, j’ai alors commencé à les « évacuer » tout simplement de mes pensées quotidiennes. On pourrait comparer cela à une déprogrammation volontaire.

 

Je suis alors devenue l’observatrice extérieure de mon mode de penser. Il y avait des peurs, mais aussi des doutes et beaucoup de négativité cachée dans les phrases les plus anodines de mon quotidien :

«Tu n’as pas bonne mine ce matin, Tu es nulle, tu ne sais même pas changer une bouteille de gaz, Tu n’y arriveras jamais », etc. La liste est longue quand on l’établie sur une seule semaine !

 

 

Je reviens sur la notion de doute, sont-ils à proscrire ?

 

Je crois qu’il faut sortir de la notion manichéenne du bien fondé ou non de telle ou telle notion. C’est la façon dont le doute va nous être utile qu’il faut plutôt le considérer : Lorsque je doute de moi-même ou d’une situation, il faut se poser la question suivante :

 

Ce doute est-il là pour me faire réfléchir positivement ou revêt-il une peur cachée ?

 

Je peux soudainement douter du chemin que je viens d’emprunter. Suis-je dans la bonne direction, ou cette voie est-elle en train de m’éloigner de mon but ? Lorsque nous sommes en voiture, un doute peut-être positif, puisqu’il nous pose alors la question suivante : Vais-je faire demi-tour, car je n’ai pas de temps à perdre, ou vais-je continuer, car finalement ce chemin pourrait me mener vers des paysages que je ne verrai pas autrement ?

 

Mais, si ce doute s’immisce dans un de nos projets et qu’il est un frein à ce que nous désirons réaliser, il faut alors le considérer comme tel. « Je n’y arriverai jamais, car j’en suis incapable, etc. » Ce doute sur nos capacités futures, peut parfois nous arrêter totalement dans un de nos projets. Il est alors l’objet  de notre peur et du manque évident de confiance en nous.

Mais la question que pose ce doute-ci, n’est pas notre incapacité totale, mais plus  de savoir si nous avons bien les capacités à faire ce que nous voulons faire. Et si nous nous apercevons qu’il nous en manque une ou plusieurs, nous allons alors reconsidérer la façon dont nous allons nous organiser pour nous donner les meilleures chances d’y arriver.  Avant de concrétiser notre action, nous allons prendre le temps de nous informer, ou encore de nous adjoindre des collaborateurs qui possèdent le savoir ou les capacités que nous n’avons pas encore.

 

Donc, un doute peut nous paralyser ou si il est observé sereinement, poser un questionnement auquel nous pouvons répondre de plusieurs manières différentes : Est-ce une peur, et dans ce cas une illusion ? Ou est-ce que ce doute est raisonnable et que me dit-il ?

C’est notre façon d’aborder le doute qui va changer notre vision de ce dernier et un mental efficace va nous aider dans cette démarche…

 

 

Qu’est ce qui différentie le mental de l’intelligence, alors?

 

Ce que j’appelle personnellement l’intelligence est à la fois ce qui est ressenti et/ou analysé en amont de notre conscience, (du moins c’est ce que j’en ai compris).

Le mental est un outil quant à lui, qui nous permet de « gérer » nos actions et parfois d’être à la source de nos peurs et angoisses.

Mais ce sont là des définitions toutes personnelles…

 

Le Ressenti est un état présent, pendant lequel le mental est au repos, ou en veille. C’est dans cet instant présent, que s’ouvrent nos perceptions subtiles. Pour ma part, je vais entendre plus clairement ma petite voix intérieure, ou recevoir des informations « utiles », sur le futur proche, (ce que certains appellent l’intuition). Je peux aussi  rentrer en « synchronicité » avec une personne et ainsi percevoir des informations sur cette dernière. Enfin, je vais me sentir plus en adéquation avec ce qui m’entoure. Pour cela, il faut que je puisse être dans un état intérieur de calme. Alors des réponses claires m’apparaissent.

 

Ce que je nomme l’Intelligence est une part de mon inconscient, cet inconscient est pour moi bien plus que la définition commune que l’on donne généralement de ce dernier, comme « l’Ensemble des éléments psychiques incontrôlés. » Si je devais le nommer avec plus de précision, j’emploierai plus volontiers le mot « esprit ». L’esprit, si il est reconnu et quand il peut s’exprimer, (lorsque le mental est au repos, ou encore gentiment remis à sa place), nous donne toutes les clefs. C’est à la fois notre petite voix intérieure, mais c’est surtout la capacité de « SAVOIR ». L’esprit est capable de se connecter non seulement au tout, mais aussi au vide. Ce vide, ou Vacuum quantique, est l’ensemble des informations qui relient toutes créations. Ces informations sont ce qui constituerait une matrice. Ce sont ces informations qui créeraient ou génèreraient la matière. Nous sommes les Co-Créateurs de notre réalité. De notre esprit, de notre observation du monde et de nos pensées découle le monde qui est en présence autour de nous. Notre intelligence est l’ensemble de nos perceptions, de nos ressentis, de nos analyses et de nos ressources et potentialités, lesquelles sont immenses…

Il y a un processus intelligent, qui « travaille » en dehors du champ de notre conscience. Ses processus sont parfois rapides, d’autres plus lents. C’est à cette intelligence que nous allons « parler » quand nous travaillons en hypnose.

Faire confiance à cet Esprit, savoir l’écouter est incontournable pour être UN avec Soi même.

 

Certains pensent que le mental est l’ennemi du développement spirituel ?

 

Le mental peut effectivement nous apparaître comme un véritable ennemi, dès lors que nous prenons conscience qu’il veut rester tout puissant. Mais le combat que nous allons mener contre lui est vain.

Et en le traitant comme un ennemi, on ne comprend pas qu’il n’est qu’un simple outil, qu’il faut juste rétablir dans sa fonction première, en le guidant vers une action positive. Nous avons besoin de ce mental, puisqu’il fait partie de notre aptitude à vivre. Le rejeter, c’est rejeter un aspect de nous même, or il n’y a rien à rejeter de nous. Nous devons nous accepter dans notre totalité, mais nous pouvons lui redonner la place qui est la sienne, celle d’un simple outil de réflexion et d’analyse performant, qui doit compter avec notre ressenti et notre intelligence. C’est à nous de faire se rencontrer ses trois compères là !

 

Mais alors est-ce un stage d’évolution spirituelle ?

 

Qu’est ce que l’évolution spirituelle ?

Si cette dernière a quelque chose à voir avec un enseignement religieux, dans la compréhension de certains, ils seront bien déçus ! (sourire). Je parlerai plus justement d’une ouverture de conscience sur nous même et sur le monde. Le qui suis-je et vers quoi je tends, me paraît être plus proche des thématiques que j’aborde. Ce n’est pas parce que l’on fait référence à un passage de l’évangile, que nous sommes catholiques ! Ce n’est que de la culture générale et une référence à une citation symbolique… Si cependant, la majorité des religions aborde ce thème de recherche spirituelle, il n’est pas besoin de lire tous les ouvrages s’y référant pour accéder à la compréhension de Soi. Elle se fait essentiellement au travers de nos expérimentations, de nos ressentis et de l’attitude d’être dans le moment présent, comme le font remarquer Eckhart Tolle ou Jiddu Krishnamurti, Miguel Ruiz et bien d’autres encore, issus de cultures, croyances et pensées différentes. Personnellement, je pense que le Divin est en nous et que c’est parce que nous pensons que nous créons le monde. Cette clef, objet de tant de littérature et d’enseignements divers et parfois obscurs,  n’est  peut-être que la plus simple expression de notre capacité à rêver ? Et c’est parce que nous sommes capable de rêver d’autres horizons, d’autres façons d’être, d’autres créations, que nous ne sommes qu’une partie de ce qu’aucun appelle Dieu, le Tout, la Matrice, le monde, la mère Nature, etc.

 

J’ai une grande confiance en les capacités infinies de l’Homme. J’aimerai penser que notre évolution personnelle permettra à chacun de mieux vivre avec tous en préservant notre planète de la guerre et des destructions abusives. En nous guérissant nous même, nous guérissons les autres.

 

 

*Pour toutes les références : se reporter à la page Références de ce site.